Mot du jour !

ORCHIDOCLASTE :
adjectif et substantif. Tiré du grec "orchis / orchidos", testicule, et "klastein", détruire. Se dit d'une personne qui a tendance à vous les briser menu. Autrement plus digne dans la conversation que le très vernaculaire "casse-couille" ou que le trivial "pète-burne". NB : il n'est pas rare qu'un orchidoclaste soit aussi un vrai alvéopyge...



ALVEOPYGE :
adjectif et substantif. Tiré du latin "alveolus", petit trou, diminutif de "alveus", trou ; et du grec "pyx / pygos", croupion. Se dit d'une personne qui a tendance à poéter plus haut que son luth. Terme très utile pour désigner dans un dîner en ville ou dans une occasion officielle un impudent de manière fort élégante. NB : il n'est pas rare qu'un alvéolpyge soit aussi un parfait orchidoclaste.

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Mardi 8 juillet 2008




Présentation à la presse aujourd'hui du Commun des Mortels, le premier long métrage de Frédéric Cerulli, tourné en grande partie à Mougins, dans les murs-mêmes - ou plutôt les sous-sols ! - de l'Ecole de Musique dont j'ai été administrateur et vice-président (ça, c'était pour la seconde de gloriole facile !).

Plus qu'un long discours, je laisse la place à la presse :

"Silence, on tourne." Décor sombre et répliques elliptiques échangées dans le sous-sol de l’école de musique de Mougins. Une histoire de corbillard et de cadavre qui disparaît : tout est réuni pour faire basculer le spectateur dans un vrai film noir. “Frédéric Cerulli (le réalisateur, ndlr) possède un vrai style hitchcockien. Il plonge le spectateur dans la schizophrénie de Norman et sème le trouble avec une enquêtrice, Klavinsky, mystérieuse à souhait”, commente Adeline Azzaro, cantatrice et auteur de la bande originale du film. Or, surprise, ce thriller est joué par Chantal Lauby et Gérard Meylan (Marius et Jeannette) pour le moins à contre-emploi.

“Les débuts sont durs”

C’est le premier long métrage de Frédéric Cerulli, ancien reporter pour France 2. Il lui aura fallu pas moins de quatre années pour mener à bien ce “rêve de gosse” directement inspiré de son célèbre court métrage, La Panne. “C’est très difficile de trouver des financements. C’est comme tout, les débuts sont durs, on ne vous prête pas facilement.” Quant à l’équipe, tout le monde sur le plateau aime à raconter que c’est du 100% local. Il en est ainsi de Marc Geoffroy, d’Elfe’s production, mais aussi des techniciens et des acteurs. Il n’est d’ailleurs plus à rappeler l’origine marseillaise de Gérard Meylan, mais saviez-vous que Chantal Lauby a vécu pendant des années sur la Côte ? Plus que quelques jours de tournage dans le département, puis cap sur Gardanne, à quelques kilomètres de là."   


Source : Karine Orsi, pour Métro

La bande-son du film est plus qu'intéressante : des oeuvres de Haydn et alii interprétées par Adeline Azzaro, une amie très chère, cantatrice mais aussi ma prof de chant, accompagnée par Frédéric Chauvel, pianiste remarquable qui, outre une belle carrière d'accompagnateur, est aussi concertiste et directeur de festivals.

www.lecommundesmortels.com

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Lundi 7 juillet 2008


I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !

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Dimanche 6 juillet 2008



 

O solitude, my sweetest choice!
Places devoted to the night,
Remote from tumult and from noise,
How ye my restless thoughts delight!
O solitude, my sweetest choice!
O heav'ns! what content is mine
To see these trees, which have appear'd
From the nativity of time,
And which all ages have rever'd,
To look today as fresh and green
As when their beauties first were seen.
O, how agreeable a sight
These hanging mountains do appear,
Which th' unhappy would invite
To finish all their sorrows here,
When their hard fate makes them endure
Such woes as only death can cure.
O, how I solitude adore!
That element of noblest wit,
Where I have learnt Apollo's lore,
Without the pains to study it.
For thy sake I in love am grown
With what thy fancy does pursue;
But when I think upon my own,
I hate it for that reason too,
Because it needs must hinder me
From seeing and from serving thee.
O solitude, O how I solitude adore!

A tune by Henry Purcell,
upon a poem by Katherine Philip
after "la solitude" d'Antoine Girard de Saint-Amant

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Dimanche 6 juillet 2008

Cannes est vraiment une ville pas comme les autres !

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Samedi 5 juillet 2008

Il y a peu, je citais un poème de Hölderlin et en proposait une traduction donnée par Clément Layet (art. Erklärung). J'oubliais ce faisant de laisser un lien avec le site où j'ai trouvé cette traduction, celui de "lentrelacs".

Faute avouée est déjà à demi pardonnée : voici l'adresse de cet excellent lieu de sérendipité :

http://www.lentrelacs.org/

publié dans : hospodar
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